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Fiche système d'assainissement 2024

OSSES - QUARTIER GAHARDOU

Réseau de type Séparatif

 

Code de la STEP : 0564436V002
Nom du maître d'ouvrage de la STEP : CA DU PAYS BASQUE
Nom de l'exploitant de la STEP : CA DU PAYS BASQUE
Date de mise en service : 01 septembre 2012
Date de mise hors service : -
Niveau de traitement : Primaire bio simple (Décanteur Digesteur
Capacité : 400 éq-hab.
Raccordements communaux
10%..100%
 

STEP

Charge nominale DBO5 : 24 Kg/j
Charge nominale DCO : 48 Kg/j
Charge nominale MES : 36 Kg/j
Débit nominal temps sec : 60 m3/j
Débit nominal temps pluie : -
Filières EAU : File 1 : Disques biologiques
Filières BOUE : -
Filières ODEUR : -

Point de rejet

Coordonnées (Lambert 93) : 350 682, 6 246 756 , Coordonnées établies (précision du décamètre)
Milieu récepteur : Rivière : La Nive Masse d'eau : La Nive du confluent de la Nive des Aldudes au confluent du Latsa

Chronologie des raccordements au réseau

Déployer

Observations SDDE 2024

  Système de collecte : En 2024, dans le cadre du suivi départemental du programme NAIADE, deux mesures ont été réalisées un bilan de performance sur 24 heures le 21 août (temps sec) et une visite avec analyses le 9 décembre. L’exploitant a réalisé un bilan d’autosurveillance le 7 février par temps pluvieux (4.4 mm).
Le réseau collecte les eaux usées provenant des habitations du quartier Gahardou et des activités de la zone artisanale. La coopérative BRANA et la station de lavage du centre Leclerc sont raccordés au tout-à-l’égout.
Les trois principaux postes de relevage ont été visités lors de nos passages. Ils ont tous correctement fonctionné. Les ouvrages sont nettoyés tous les mois par le préposé.
Débits collectés :
Les volumes journaliers semblent avoir augmenté depuis nos derniers bilans.
Lors de notre bilan du 21 août 2024, le volume d’eaux usées parvenu à la station, avec 42 m3/j, correspond à environ 280 EH (sur la base d’1EH = 150 l/j). Or, jusque-là, les débits collectés variaient plutôt entre 20 et 30 m3/j. C’était le cas en 2021 lors du bilan d’autosurveillance du maitre d’ouvrage du 17 novembre (27 m3/j) ; en 2020 lors de notre bilan 24H du 1er juillet (24 m3/j) et également pour nos bilans antérieurs (24 m3/j en novembre 2018 et 23 m3/j en octobre 2017).
L’histogramme des débits est représentatif des rejets domestiques avec un débit moyen de 1,7 m3/h pour un débit de pointe de 4 à 6 m3/h principalement le matin et le midi. On constate également des pics de débits dans les tranches horaires [16-17h] et [23-24h] qui pourraient s’apparenter à des rejets non domestiques. On ne détecte pas la présence d’eaux claires parasites permanentes lors de cette mesure, la présence de plusieurs postes de relevage sur le réseau rend cette quantification toutefois difficile.
Lors du bilan d’autosurveillance de l’exploitant du 7 février par temps de pluie (4,4 mm), le débit collecté est de 50 m3/j.
Les mesures 2022 et 2023 avaient également été réalisées en conditions humides. Elles indiquent que le réseau collecte des eaux pluviales : 41 m3/j le 6 février 2023 (bilan d’autosurveillance de l’exploitant ; 2.2 mm de pluie ; a priori pas de pluies les jours précédents selon les relevés à la station d’Ispoure) ; 249 m3/j’le 28 novembre 2022 ; bilan Naiade, 42 mm de pluie); 43 m3/j le 6 juillet 2022 (bilan d’autourveillance du maître d’ouvrage, 0.8 mm).
Ces résultats sont confirmés par l’analyse du fonctionnement des pompes du poste à l’entrée de la station. En effet, lors de notre bilan 24h de temps sec du 21 août 2024, le poste de relevage a fonctionné 2h30. Or, les moyennes des temps de relevage font état d’un temps de fonctionnement proche des 5 heures depuis la dernière visite de novembre 2023.
Flux de pollution organiques :
En 2024, lors de notre bilan du 21 août, l’effluent brut est très concentré (DCO = 1 390mg/l) et peut s’expliquer par des rejets d’effluents industriels. La charge polluante à traiter représente 464 équivalents habitants organiques (DBO5 pondérée par la DCO), au-delà de la capacité de la station. Il s’agit du flux de pollution le plus élevé que nous ayons mesuré. Cette valeur est largement supérieure à celles mesurées lors des précédentes mesures effectuées par temps sec :
- de l’ordre de 110 à 160 EH organiques entre 2018 et 2021 ;
- de l’ordre de 180 à 200 EH en 2022 et 2023.
Le bilan d’autosurveillance de l’exploitant réalisé en début d’année (7 février ; 4 .4 mm de pluie) est davantage en adéquation avec les flux mesurés habituellement (210 EH sur la DBO5 pondérée par la DCO).
Il serait intéressant de vérifier le raccordement des activités artisanales de la zone d’activité.
  Station d'épuration : Description :
La station est composée d’un prétraitement par décanteur-digesteur puis d’un traitement par biodisques (4 batteries de biodisques au total : 3 batteries de 80 disques et la 4ème batterie de 70 disques). Enfin, un tamis rotatif en guise de clarification assure la séparation eau – particules en suspension.
Taux de remplissage :
La station a fonctionné en 2024 avec un taux de remplissage hydraulique de 70 à 80%. Jusque-là, les taux de remplissage étaient plutôt autour de 40 à 50%, voire 70% pour des mesures réalisées en conditions légèrement humides
En 2024, la station fonctionne en surcharge organique lors du bilan Naiade (111% sur le paramètre DBO5). Le taux de charge est de 52% lors du bilan d’autosurveillance.
En 2022 et 2023, le taux de remplissage organique se situait autour de 45%.
Fonctionnement :
Le poste de relevage en entrée station fonctionne correctement. Il est conseillé de modifier le marnage des seuils de déclenchement et d’arrêt des pompes car celles-ci se déclenchent trop souvent (voir suivi limnimétrique). Le débitmètre poste fixe sur-estime les débits. Il serait souhaitable de le recalibrer.
On observe toujours une importante couche de boues en surface du décanteur.
L’étage de traitement biologique (biodisques) fonctionne bien. La zooglée est correctement développée sur les biodisques. Des toiles du tambour filtrant avaient été remplacées en 2023. D’autres ont été renouvelée en décembre 2024. Une légère altération est observée sur une d’elles. De plus, certains joints d’étanchéité sont à reprendre.
Le rendement énergétique est correct avec 2,4 kW.h/kg de DBO5 éliminé.
Il a été conseillé à l’exploitant d’installer un système de syncopage du poste de relevage à l’entrée de la station pour éviter les surcharges hydrauliques et protéger les ouvrages.
Performances :
Sur les 3 dernières années, on constate que la qualité du rejet est aléatoire et a tendance à se dégrader. 5 sont de bonne qualité sur 9 mesures réalisées.
En 2024 :
- Au cours du bilan, les rendements épuratoires varient entre 90 % et 98 % pour les paramètres carbonés (DBO5, DCO) et les matières en suspension (MES). L’azote ammoniacal est éliminé à 85 % par le phénomène de nitrification. L’abattement sur l’azote global NGL est de 66 %. L’abattement du phosphore est faible (17 %) mais sans traitement spécifique. Le rejet est de qualité passable (déclassé par le paramètre DCO).
- Lors de la visite du 9 décembre, la station présente un bon état de fonctionnement, le rejet est de bonne qualité.
- Lors du bilan d’autosurveillance de l’exploitant du 7 février, le rejet est également de bonne qualité.
En 2023, pour nos 2 visites, le rejet est de bonne qualité. Pour le bilan d’autosurveillance de l’exploitant du 6 février, le rejet est dégradé en raison d’une concentration importante sur la DBO5 (68 mg/l). La teneur en MES (42 mg/l) est également élevée.
En 2022, un rejet (sur 3) était de bonne qualité. Pour les 2 autres : rejet de mauvaise qualité le 17 mars en raison du trop-plein du tambour filtrant actif ce jour-là dû à un événement pluvieux important et une DBO5 élevée (43 mg/l) lors du bilan d’autosurveillance de l’exploitant du 6 juillet.
  Sous produits : Les boues sont évacuées sous forme liquide depuis le décanteur-digesteur.
En 2020, 2 vidanges ont été réalisées par la société AGUR : 130 m3 (avril) et 70 m3 (octobre).
Pas d’informations pour l’année 2021.
En 2022, à la date de notre bilan du 28 novembre, une évacuation de boues a été réalisée en juin 2022 par la société Lamothe vers la station d’Ispoure (52 m3 évacués).
En 2023, 72 m3 de boues ont été évacuées en février avec une concentration en MES de 23.8 g/l, ce qui représente une quantité de matières sèches de 1.7 tonnes de MS. La destination n’est pas précisée.
En 2024, des boues ont été évacuées en début d’année 2024 par l’entreprise Lamothe vers la station d’Ispoure (quantité non communiquée).

Données chiffrées

Tableau de synthèse

Année d'activité 2024

 Paramètres  Pollution entrante  Rendement   Pollution sortante 
 Charge   % Capacité   Concentration  Charge Concentration
 VOL    50 m3/j  83 %      42 m3/j  
 DBO5    13 Kg/j  52 %  250 mg/l  97 %  0,4 Kg/j  9,0 mg/l
 DCO    27 Kg/j  57 %  550 mg/l  87 %  3,6 Kg/j  85 mg/l
 MES    14 Kg/j    280 mg/l  95 %  0,6 Kg/j  15 mg/l
 NGL    2,9 Kg/j    59 mg/l      
 NTK    2,9 Kg/j    59 mg/l  30 %  2,0 Kg/j  48 mg/l
 PT    0,4 Kg/j    8,1 mg/l  0,0 %  0,4 Kg/j  9,5 mg/l

Accès aux données

Pour le système d'assainissement "OSSES - QUARTIER GAHARDOU" :

Pour l'ensemble des systèmes d'assainissement du bassin, les données historiques sont disponibles en téléchargement depuis la thématique "Usages et pressions polluantes domestiques et urbaines" ou sous forme d'archive depuis le catalogue de données.

Autre source d'informations : la fiche du Portail d'information sur l'assainissement collectif