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Fiche système d'assainissement 2024

LANNE EN BARETOUS 2

Réseau de type Unitaire

 

Code de la STEP : 0564310V002
Nom du maître d'ouvrage de la STEP : COMMUNE DE LANNE EN BARETOUS
Nom de l'exploitant de la STEP : -
Date de mise en service : 01 octobre 2010
Date de mise hors service : -
Niveau de traitement : Primaire bio simple (Décanteur Digesteur
Capacité : 500 éq-hab.
Raccordements communaux
10%..100%
 

STEP

Charge nominale DBO5 : 30 Kg/j
Charge nominale DCO : 60 Kg/j
Charge nominale MES : 45 Kg/j
Débit nominal temps sec : 125 m3/j
Débit nominal temps pluie : -
Filières EAU : File 1 : Prétraitements, Décantation physique, Disques biologiques
Filières BOUE : -
Filières ODEUR : -

Point de rejet

Coordonnées (Lambert 93) : 391 531, 6 226 799 , Coordonnées établies (précision du décamètre)
Milieu récepteur : Rivière : ruisseau le vert de barlanès Masse d'eau : Ruisseau le Vert de Barlanès

Chronologie des raccordements au réseau

Déployer

Observations SDDE 2024

  Système de collecte : En 2024, le suivi départemental dans le cadre du dispositif Connaissance du programme NAIADE a été réalisé par le biais d’1 bilan de performances sur 24 heures le 18 mars et d’1 visite avec analyses le 23 septembre.
Description :
La majeure partie de la collecte des eaux usées se fait sur le mode gravitaire ; le quartier rive gauche du Vert est desservi par le réseau d’assainissement ; après la traversée du cours d’eau, il rejoint un poste de relevage situé en aval du quartier des chalets (anciennement centre de vacances). La nature de la collecte est plutôt unitaire ; deux déversoirs d’orage sont en place sur le réseau en aval du bourg (sous la RD459) et un en amont des chalets (il se situe maintenant en domaine privé et est difficilement accessible).
Le nombre d’abonnés est de 171.
Fonctionnement.
Pour le bilan 2024, le temps est sec. Le déversoir de la RD est inactif et celui des chalets inaccessible. De de fait, il est difficile de déterminer si des déversements ont eu lieu. Bien que le poste de relevage de réseau de collecte dysfonctionne et manque d’entretien, on ne note pas de défaut majeur le jour de l’intervention. Le débit ainsi mesuré en tête de station est de 37 m3/j (environ 250 EH), comparable à celui du bilan de mai 2023. Le débit minimal nocturne, proche de 500 L/h (12 m3/j) témoigne de la collecte d’eaux claires parasites permanentes (ECPP) pour environ 1/3 du débit traité.
Les débits reçus et traités par la station sont très variables, ils fluctuent de 50 à 350 m3/j en fonction de la hauteur de la nappe et de la pluviométrie. Le régime hydraulique par temps sec est de l’ordre de 2 à 5 m3/h, il atteint les 20 m3/h quand la pluviométrie est élevée. Le retour à la normale est lent en raison d’un phénomène de ressuyage marqué. C’est le cas pour le bilan de septembre 2023 pour lequel le débit parvenant aux ouvrages est élevé avec 138 m3/j. Le ressuyage est confirmé par l’histogramme des débits horaires qui présente des variations de faibles amplitudes. Le débit moyen nocturne (0h-6h) assimilé à celui des ECPP est de 4,9 m3/h soit 117 m3/j.
Flux polluant
La collecte d’eaux claires parasites est confirmée par les concentrations de l’effluent brut qui sont caractéristiques d’eaux usées domestiques partiellement diluées. La charge polluante à traiter représente 115 équivalents habitants organiques.
Par rapport au nombre d’abonnés communiqué par la mairie au moment du bilan (171), le ratio est de 0,7 EH/branchement (0,7 en 2023 et 0,8 en 2022). Cette valeur est faible, elle devrait se situer aux alentours de 1,5 (valeur moyenne mesurée dans le département en milieu rural). Les résidences secondaires représentent environ le tiers des logements sur la commune.
Pour des mesures antérieures, la charge organique à traiter correspondait à environ 300-équivalents habitants en été (bilan d’août 2016), elle est nettement plus faible le reste de l’année de 100 à 120 EH.
Etudes, travaux et opérations d’entretien :
La sonde ultrasons et le boîtier de commande du poste « Lotissement » ont été remplacés en août 2024. Depuis cette intervention, l’alternance des pompes est de nouveau fonctionnelle.
  Station d'épuration : Description :
Les effluents parviennent à la station majoritairement de façon gravitaire, une partie transite par un poste de relevage situé sur le réseau, la pompe n°2 de ce poste présente des dysfonctionnements depuis plus de 2 ans.
Les prétraitements sont assurés par un dégrilleur manuel puis un décanteur digesteur. Le traitement est réalisé par des disques biologiques. La clarification se fait par le biais d’un tambour filtrant dont la toile filtrante est lavée à l’eau industrielle, à l’aide d’une rampe équipée de buses.
Une pompe d’extraction permet d’alimenter les lits de séchage plantés de roseaux.
Remplissage :
Lors des 4 bilans réalisés entre 2020 et 2024 la station a fonctionné avec les taux de charge suivants :
- Hydraulique : 115%, de 43% par temps sec en 2021 à 184% en période de ressuyage en 2023, 49% pour le bilan de mars 2024
- Organique : 20-25% dans les 4 cas
Fonctionnement
La grille statique située dans le canal de mesure nécessite un entretien régulier pour éviter la mise en charge du réseau et les débordements d’effluents sur la station. Le décanteur présente un aspect normal avec une importante couche de boues en surface du cône digestion. Les biodisques fonctionnent correctement, la rotation est uniforme et la zooglée est normalement développée en surface.
Le nettoyage des toiles du tambour filtrant, remplacée en mars 2024, réalisé ponctuellement à l’eau potable (compteur installé), est inefficace. Les toiles sont colmatées et le filtre n’assure plus sa fonction lors de notre visite de septembre 2024.
Le fonctionnement global de la station se dégrade progressivement.
Bien que les toiles aient été remplacées en mars 2024, le fonctionnement du tambour filtrant est défaillant. Lors de cette opération les buses d’aspersion ont été endommagées et elles n’avaient pas remplacées fin 2024. Le nettoyage continu à l’eau potable est maintenant assuré uniquement lors du passage hebdomadaire du préposé (1h/semaine) par une aspersion au jet d’arrosage. D’une part la pression délivrée par le réseau est insuffisante, d’autre part les buses sont endommagée et, de plus,un passage par semaine est largement insuffisant. Il en résulte que la qualité de l’effluent traité est mauvaise, faute d’étape de clarification. Il a été conseillé à la collectivité de remettre rapidement en service la pompe eau industrielle et de remplacer les buses cassées.
De plus, au cours des 5 dernières visites, il est également constaté que les isolants présents sur les capots de biodisques ne sont plus correctement fixés et tombent sur les biodisques, au risque de gêner leur rotation. De même, les vérins qui permettent l’ouverture des capots sont défectueux depuis plus d’un an et n’ont pas été remplacés.
Enfin, le fonctionnement de la pompe d’extraction des boues, pilotée par une horloge à raison de 4 cycles de 30 minutes par jour, engendre une vidange partielle du décanteur. L’horloge ne permet pas de réduire le pas de temps à une durée inférieure à 30 minutes.
Performances :
Le bilan 2024 a été réalisé alors que la toile n’est plus aspergée en permanence avec de l’eau potable depuis 3 jours, un nettoyage au jet ayant été assuré avant le démarrage de la mesure.
Les rendements épuratoires obtenus par l’unité de traitement sont satisfaisants. Ils sont supérieurs à 91 % sur les paramètres DCO, DBO5, MES et les paramètres azotés. L’abattement sur le phosphore sans traitement spécifique est de 30%.
Le rejet est de bonne qualité le jour de ce bilan. La nitrification est complète (NH4+< 1 mg(N)/l).
Le rendement énergétique est défavorable avec 4,04 kwh/kgDBO5 éliminé.
Depuis que la toile n’est nettoyée qu’une fois par semaine par le jet d’arrosage, la qualité de l’effluent traitée est pénalisée par une concentration en MES trop importante.
  Sous produits : Les boues en excès sont extraites du digesteur par une pompe dont le fonctionnement est automatique, puis stockées dans 2 lits de séchage plantés de roseaux. La hauteur de boues cumulées est encore faible, de l’ordre de 30-40 cm.
Depuis 2021, le réglage de la pompe d’extraction, est de 4 cycles de 30 minutes/jour soit environ 30 à 40 m3/j. L’alternance ne se fait pas de façon régulière.
Il a été conseillé de réduire les modalités de l’extraction depuis 2020, mais ces prescriptions n’ont pas été mises en application depuis. La consigne d’abaissement de la durée de chaque cycle d’extraction à 15 minutes n’est toujours pas mise en place (nécessite de remplacer l’horloge).
Les lits de séchage plantés de roseaux n’ont encore jamais été curés.

Données chiffrées

Les données présentées ci-dessous peuvent provenir des différentes STEP suivantes, liées au même système de collecte : 0564310V001 - LANNE EN BARETOUS

Tableau de synthèse

Année d'activité 2024

 Paramètres  Pollution entrante  Rendement   Pollution sortante 
 Charge   % Capacité   Concentration  Charge Concentration
 VOL    37 m3/j  30 %      42 m3/j  
 DBO5    5,9 Kg/j  20 %  160 mg/l  97 %  0,2 Kg/j  4,1 mg/l
 DCO    15 Kg/j  26 %  412 mg/l  91 %  1,4 Kg/j  33 mg/l
 MES    5,3 Kg/j    143 mg/l  95 %  0,3 Kg/j  6,2 mg/l
 NGL    2,2 Kg/j    59 mg/l  56 %  1,0 Kg/j  23 mg/l
 NTK    2,2 Kg/j    59 mg/l  95 %  0,1 Kg/j  2,6 mg/l
 PT    0,2 Kg/j    6,2 mg/l  31 %  0,2 Kg/j  3,8 mg/l

Accès aux données

Pour le système d'assainissement "LANNE EN BARETOUS 2" :

Pour l'ensemble des systèmes d'assainissement du bassin, les données historiques sont disponibles en téléchargement depuis la thématique "Usages et pressions polluantes domestiques et urbaines" ou sous forme d'archive depuis le catalogue de données.

Autre source d'informations : la fiche du Portail d'information sur l'assainissement collectif