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Fiche système d'assainissement 2024

BUZY

Réseau de type Séparatif

 

Code de la STEP : 0564157V001
Nom du maître d'ouvrage de la STEP : COMMUNE DE BUZY
Nom de l'exploitant de la STEP : SAUR
Date de mise en service : 01 septembre 1990
Date de mise hors service : -
Niveau de traitement : Secondaire bio (Ntk)
Capacité : 640 éq-hab.
Raccordements communaux
10%..100%
 

STEP

Charge nominale DBO5 : 60 Kg/j
Charge nominale DCO : 120 Kg/j
Charge nominale MES : 70 Kg/j
Débit nominal temps sec : 150 m3/j
Débit nominal temps pluie : -
Filières EAU : File 1 : Prétraitements, Boues activées faible charge, aération p
Filières BOUE : File 1 : Lits de séchage
Filières ODEUR : -

Point de rejet

Coordonnées (Lambert 93) : 417 637, 6 232 298 , Coordonnées établies (précision du décamètre)
Milieu récepteur : Rivière : ruisseau de cambagne-

Chronologie des raccordements au réseau

Déployer

Observations SDDE 2024

  Système de collecte : En 2024, dans le cadre du suivi départemental du programme NAIADE, il a été réalisé 1 bilan de performance sur 24 heures 2 avril et 1 visite avec analyses le 18 novembre.
Description :
La collecte des eaux usées domestiques est du type séparatif, un peu plus de 7 km de canalisations gravitaires et environ 280 abonnés selon les informations obtenues au cours du bilan d’octobre 2023. Le réseau ne comporte aucun déversoir d’orage, le seul déversement peut se produire au niveau du trop-plein du poste. Par temps de pluie, les flux collectés sont très importants.
Fonctionnement :
Le bilan d’avril s’est déroulé par temps sec alors que les dernières pluies remontent à la veille du démarrage du bilan. Dans ces conditions, l’ensemble du flux collecté a été correctement acheminé jusqu’à la station d’épuration. Le débit admis en traitement est de 89 m3/j et correspond à environ 600 EH hydrauliques. Ce débit est plus élevé que ceux mesurés par temps sec en période de nappe basse (octobre 2021 et octobre 2023 avec 60 à 70 m3/j). L’histogramme des débits horaires est caractéristiques des rejets domestiques avec un débit minimal nocturne assimilé aux eaux claires parasites permanentes de 2 m3/h correspondant à 48 m3/j. Par déduction le débit des eaux usées strictes serait de 41 m3/j, comparable à ce qui était calculé pour le bilan d’octobre 2023 avec 44 m3/j (respectivement 273 et 293 EH hydrauliques)
Par temps de pluie, comme pour le bilan de septembre 2022, le débit admis en traitement atteint 122 m3/j (810 EH hydrauliques). C’est aussi le cas pour l’autosurveillance réalisée en septembre 2024 avec 31 mm de pluie et 152 m3/j traités à la station d’épuration. Sans surprise, ces valeurs sont élevées puisque le réseau collecte massivement des eaux pluviales. Pour le bilan de septembre 2022, l’histogramme des débits horaires met en évidence des augmentations brusques de débit au moment des averses (+ 10 m3/h).
Flux polluant
Pour le bilan 2024, les concentrations de l’effluent brut sont caractéristiques des eaux usées domestiques partiellement diluées et la charge polluante à traiter est estimée à 510 EH organiques. C’est la deuxième fois qu’une charge aussi importante est mesurées depuis plusieurs années (450 EH en 2023 mais 320 EH en septembre 2022, 295 EH en octobre 2021 et 400 EH en mai 2020).
L’exploitant a réalisé 2 mesures d’autosurveillance en 2024, en juin et en septembre. La mesure de temps sec en juin fait état d’un flux polluant de 515 EH organiques pour un débit de 76 m3/j tandis que la mesure de septembre par temps de pluie montre une charge entrante bien plus faible avec seulement 188 EH (by-pass en tête de station vraisemblable) et un débit de 152 m3/j. Les conditions de mesure et d’échantillonnage ne sont pas connues.
Etudes et travaux
La collectivité a entrepris un schéma directeur dont les conclusions ont été données en 2021. Les préconisations visent à l’amélioration du fonctionnement actuel du système de collecte par :
- Action 1.1 : Réduction des entrées d’ECPP dans les secteurs : lotissement des Chênes, Rue du Burguet, Place de Prat, pour un montant HT évalué à 142 k€. Les travaux visent à la pérennisation du système de collecte et à la réduction de 50% des entrées d’ECPP (~9000 m² de surface active)
Action 1.2 : Réduction des entrées d’ECPM avec la déconnexion d’une gouttière, d’une grille et de l’ancienne station ainsi que la mise en conformité de 5 branchements.
Action 1.3 : Mise à la côte de 68 regards pour un coût d’environ 40 k€.
  Station d'épuration : Description :
La station de traitement des eaux usées de la commune repose sur un traitement de type boues activées à aération prolongée. L’installation a été mise en service en janvier 1990 et présente une capacité nominale de 1000 Equivalents Habitants (EH). Cependant, la capacité de la station a été réduite administrativement à 640EH du fait de la sensibilité du milieu récepteur.
Elle reçoit les eaux usées domestiques de Buzy. Les eaux traitées sont rejetées via une conduite dans le ruisseau de Campagne, situé à proximité de la station.
Remplissage
Par temps sec, la station fonctionne avec un taux de charge de l’ordre de 50 à 60% (bilan et As 2024), pouvant largement augmenter par temps de pluie, jusqu’à 250%. Pour l’autosurveillance de temps de pluie de septembre 2024, malgré les 31 mm enregistrés, le taux de charge hydraulique reste dans les capacités de l’équipement avec 101%. Le syncopage est bien réglé.
D’un point de vue organique, la charge à traiter, quand tout le flux est admis en traitement, se situe autour de 50%.
Fonctionnement
Au cours du bilan d’avril et la visite de novembre 2024, le dégrilleur et le poste de relevage présentent un bon état de fonctionnement. L’aéroflot et le racleur du dégraisseur-dessableur ne fonctionnent pas depuis plusieurs mois et il est conseillé de les remettre en service. L'extraction des sables est manuelle et n’est pas utilisée.
Pour le bilan d’avril, le taux de boues dans le bassin d’aération est correct (MES 2.2 g/l) alors qu’il est trop faible en novembre avec moins d’1gMES/l, sans savoir si cela est la conséquence d’extractions trop fréquentes ou celle d’un départ de boues. Les boues présentent une mauvaise aptitude à la décantation au moment du bilan. L’injection de chlorure ferrique est réalisée dans cet ouvrage et favorise habituellement l’obtention d’un indice de boues correct. Il semble que le dosage soit trop faible pour nos deux interventions.
Par temps sec, les vitesses ascensionnelles en clarification sont correctes pour le débit moyen comme pour le débit de pointe (inférieures dans les deux cas à 0,25m/h). Par temps de pluie, comme pour le bilan 2022, la vitesse de pointe peut être élevée et atteindre 0,5 m/h. Le disque de Secchi indique que la décantation se déroule correctement (plus de 80 cm) lors de nos deux passages en 2024. On note d’importants phénomènes de corrosion au niveau de la cloison siphoïde du clarificateur. Le collecteur à bague est alimenté depuis plusieurs mois par un câblage électrique en aérien.
Performances :
Pour le bilan 2024, les rendements épuratoires sont bons, comme cela est souvent le cas, supérieurs à 95 % sur les paramètres DBO5, DCO et MES. L’azote ammoniacal est presque totalement éliminé par le phénomène de nitrification avec un rendement de 92 % et une concentration résiduelle de 4 mg/l dans l’effluent traité. Le phosphore n’est éliminé qu’à 58 %. Alors que le système de déphosphatation est en service mais semble délivrer trop peu de chlorure ferrique. La concentration dans le rejet est de 4,3 mg/l, au-delà de la valeur limite fixée dans l’arrêté préfectoral (2 mg/l). L’effluent rejeté est de bonne qualité avec un bémol pour le phosphore total. Pour les deux autosurveillance de l’exploitant, le constat est similaire avec une bon traitement des matières carbonées et azotées et un résiduel en phosphore bon pour celle de septembre (2 mg/l) et trop élevé pour la mesure de juin (7.8 mgP/l).
Pour notre visite de septembre, en raison d’un trop faible taux de boues dans le bassin d’aération, les performances sont moindres avec des valeurs plus élevées en DCO, DBO et MES , sans toutefois dépasser les valeurs requises, mais avec des teneurs trop élevées en azote et phosphore au regard de la sensibilité du milieu.
  Sous produits : En remplacement du silo de faible capacité et des lits de séchage datant d’une vingtaine d’années, 200 m²de lits de séchage plantés de roseaux ont été construits en 2015. En 9 ans d’exploitation, l’élévation du niveau de boues est de 10 à 20 cm par an et par lit. Les lits 2 et 4 ont été curés au printemps 2019. L’exploitant procède au curage des lits par rotation, pas de curage en 2020, ni en 2021.
L’action 2.2 du SDA préconisait le curage des lits de séchage 1 et 3 avec 4 mois de repos avant curage et broyage des roseaux. La période Mai – Août était indiquée comme la plus favorable. La vidange du lit N°3 a été réalisée en novembre 2022. Un épandage agricole était envisagé. Le lit N°1 n’a pas été vidangé en 2024 mais l’exploitant indique qu’elle est programmée
Selon les données d’autosurveillance fournies par l’exploitant, la production de boues exprimées en matière sèche est pour l’année :
- 2023 environ 6 tonnes
- 2024 environ 3.2 tonnes.

Données chiffrées

Tableau de synthèse

Année d'activité 2024

 Paramètres  Pollution entrante  Rendement   Pollution sortante 
 Charge   % Capacité   Concentration  Charge Concentration
 VOL    114 m3/j  76 %      115 m3/j  
 DBO5    20 Kg/j  33 %  179 mg/l  98 %  0,5 Kg/j  4,0 mg/l
 DCO    67 Kg/j  56 %  607 mg/l  94 %  4,0 Kg/j  35 mg/l
 MES    32 Kg/j    287 mg/l  99 %  0,5 Kg/j  3,9 mg/l
 NGL    6,6 Kg/j    59 mg/l  86 %  0,9 Kg/j  8,4 mg/l
 NTK    6,6 Kg/j    59 mg/l  95 %  0,3 Kg/j  2,8 mg/l
 PT    2,1 Kg/j    19 mg/l  74 %  0,6 Kg/j  5,0 mg/l

Accès aux données

Pour le système d'assainissement "BUZY" :

Pour l'ensemble des systèmes d'assainissement du bassin, les données historiques sont disponibles en téléchargement depuis la thématique "Usages et pressions polluantes domestiques et urbaines" ou sous forme d'archive depuis le catalogue de données.

Autre source d'informations : la fiche du Portail d'information sur l'assainissement collectif