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Fiche système d'assainissement 2024

PAYRIGNAC

Réseau de type Séparatif

 

Code de la STEP : 0546216V001
Nom du maître d'ouvrage de la STEP : COMMUNE DE PAYRIGNAC
Nom de l'exploitant de la STEP : -
Date de mise en service : 01 juin 1988
Date de mise hors service : -
Niveau de traitement : Secondaire bio (Ntk)
Capacité : 400 éq-hab.
Raccordements communaux
10%..100%
 

STEP

Charge nominale DBO5 : 22 Kg/j
Charge nominale DCO : 44 Kg/j
Charge nominale MES : 36 Kg/j
Débit nominal temps sec : 60 m3/j
Débit nominal temps pluie : -
Filières EAU : File 1 : Prétraitements, Décantation physique, Lit bactérien
Filières BOUE : File 1 : Lits de séchage, Digestion anaérobie mésophile
Filières ODEUR : -

Point de rejet

Coordonnées (Lambert 93) : 569 237, 6 408 289 , Coordonnées établies (précision du décamètre)
Milieu récepteur : Rivière : ruisseau la germaine Masse d'eau : La Germaine (Marcillande)

Chronologie des raccordements au réseau

Déployer

Observations SDDE 2024

  Système de collecte : Données 2023 : 104 abonnés.
Consommation annuelle d'eau potable des raccordés : 8 191 m3, ce qui équivaut à environ 135 équivalents-habitants (EH) avec un taux de restitution de 90 %, soit 33,8 % de la capacité nominale de la station.
Raccordements particuliers :
- un restaurant d’une capacité de 70 couverts – non équipé d’un bac à graisse ;
- une salle des fêtes ;
- une école primaire avec une cantine qui réalise 60 couverts par jour – bac à graisse présent.
Fonctionnement :
Le réseau semble présenter une sensibilité aux entrées d’eaux claires parasites, permanentes notamment.
Le trop plein du poste de relevage est considéré comme un déversoir en tête de station (point réglementaire A2). Le suivi du nombre de déversements relève d’une obligation réglementaire (arrêté du 21/07/2015), à ce titre la mise en place d’un dispositif permettant ce suivi est à prévoir. Pour cela, un détecteur de niveau à hauteur du tuyau du trop-plein (poire de niveau, sonde ultrason ou sonde piézométrique) pourrait être installé et relié à une télésurveillance. Ceci permettrait également la mise en place d’une alarme de mise en défaut des pompes. Cependant, compte-tenu de l’étude en cours pour la réhabilitation de la station, un délai de réalisation semble acceptable.
Nombre de déversements observés en 2024 : n.d.
  Station d'épuration : Remplissage :
D'après la moyenne des autosurveillances des dernières années (2016 à 2024), le volume moyen journalier correspond à environ 164 EH, et la charge organique (moyenne ASR 2016 et 2022 compte-tenu des
sous-estimations de la charge en 2018 et 2020 et surestimation en 2024) représente environ 119 EH en DBO5.
Entretien :
Le site est propre, les ouvrages bénéficient d’un entretien sérieux, et le carnet d'exploitation est complété tous les jours. Un hydrocurage du réseau et un nettoyage complet des ouvrages est réalisé chaque année.
Fonctionnement :
Les ouvrages fonctionnent correctement et assurent une qualité de traitement qui permet d’atteindre les performances attendues pour ce type de filière
D’après les relevés du carnet d’exploitation, les temps de marche moyens journaliers des pompes du poste de relevage ont été très variables sur l’année : de janvier à juin, la moyenne est de 2,76 h/j pour P1 (débit estimé à 10,7 m3/h avec les données de la mesure d’autosurveillance 2024) et 1,51 h/j pour P2 (débit estimé à 18,1 m3/h), alors que de juillet à décembre, les temps de marche moyens reviennent à des valeurs proches de l’historique des données disponibles : 1,15 h/j pour P1 et 0,67 h/j pour P2. Ceci peut laisser penser à des volumes plus importants que d’ordinaire arrivant à la station, ou à des bouchages prolongés des pompes. L’origine réelle de ce phénomène n’a pu être appréhendée, un suivi dans le temps de l’évolution des temps de marche des pompes sera effectué.
Le génie civil du décanteur-digesteur est fortement dégradé, et un peu plus chaque année, notamment au niveau du toit de l’ouvrage. Des chaînes sont en place afin d’empêcher le passage au-dessus des parties les plus fragilisées. Le bâti du clarificateur commence également à montrer des signes de fatigue.
Une épaisse croûte de boues est visible sur la partie décantation du décanteur-digesteur. Compte-tenu de la présence d’une dalle béton, passablement dégradée, au-dessus de l’ouvrage, son évacuation s’avère difficile.
Le sprinkler du lit bactérien montre des signes d'usure au niveau de la base. Son fonctionnement reste toutefois convenable grâce à des réparations temporaires et à des ajustements fréquents. Le remplacement de la partie mécanique qui permet sa rotation était prévu en 2024 mais n’a pas pu être réalisé.
Considérant le vieillissement des ouvrages et le temps consacré pour les maintenir fonctionnels, le maître d’ouvrage a engagé une réflexion sur la réhabilitation de la station, accompagnée par le SYDED. L’étude de faisabilité a été présentée le 03/09/2024.
Autosurveillance :
La mesure d'autosurveillance est réalisée tous les 2 ans par le SYDED. Les analyses sont effectuées par un laboratoire indépendant et agréé. Pour l’année 2024, la mesure est jugée représentative du fonctionnement habituel de l’installation. À noter toutefois que la charge organique semble surestimée en entrée, probablement dû aux conditions de prélèvements difficiles dans le poste de relevage.
Impact visible sur le milieu récepteur :
Aucun impact avéré sur le milieu récepteur.
Usages sensibles en aval du système d'assainissement :
Aucun à notre connaissance.
  Sous produits : Production théorique :
Environ 28,6 m3 par an, soit 1,428 tonne de matières sèches (MS) (ratios utilisés : 240 l/EH/an et 12 kg MS/EH/an), en considérant la charge organique moyenne estimée à partir des dernières mesures d’autosurveillance (119 EH).
Production réelle :
La production de boues mesurée sur le terrain entre octobre 2023 et novembre 2024 est d’environ 14 m3, soit 0,574 tonne de MS à une concentration de 41 g/L en moyenne.
La production réelle est nettement inférieure à la production théorique, comme c’est le cas depuis de nombreuses années, sans que l’origine de cette différence ait pu être élucidée. Toutefois cette production de boues reste cohérente avec l’historique des données de production de boues estimées sur un an (16 m3/an en moyenne de 2018 à 2024).
Filière d'élimination :
Les boues sont extraites du décanteur digesteur une fois par an et dépotées à la station de traitement des eaux usées de Gourdon Bléou.
Quantité évacuée :
Une évacuation de 21 m3, soit 0,84 tonne de MS (concentration des boues = 40 g/l) a été réalisée en deux fois, les 4 et 12 novembre 2024.

Données chiffrées

Tableau de synthèse

Année d'activité 2024

 Paramètres  Pollution entrante  Rendement   Pollution sortante 
 Charge   % Capacité   Concentration  Charge Concentration
 VOL    40 m3/j  66 %      40 m3/j  
 DBO5    26 Kg/j  119 %  660 mg/l  99 %  0,3 Kg/j  8,1 mg/l
 DCO    66 Kg/j  149 %  1 660 mg/l  97 %  2,0 Kg/j  50 mg/l
 MES    23 Kg/j    580 mg/l  98 %  0,4 Kg/j  8,9 mg/l
 NGL    3,6 Kg/j    91 mg/l  73 %  1,0 Kg/j  24 mg/l
 NTK    3,6 Kg/j    91 mg/l  91 %  0,3 Kg/j  8,1 mg/l
 PT    0,5 Kg/j    12 mg/l  62 %  0,2 Kg/j  4,6 mg/l

Accès aux données

Pour le système d'assainissement "PAYRIGNAC" :

Pour l'ensemble des systèmes d'assainissement du bassin, les données historiques sont disponibles en téléchargement depuis la thématique "Usages et pressions polluantes domestiques et urbaines" ou sous forme d'archive depuis le catalogue de données.

Autre source d'informations : la fiche du Portail d'information sur l'assainissement collectif